# Weℓcome ~ _________________________________________© Save me.. I love you !It's just a fiction

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« La vie est un échec seulement pour ceux qui ne savent pas jouer »



Puisque j'ai rencontré des gens formidables ici, je vous invite à prendre mon adresse msn :D
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_ J'ai été taguée :) __

Les règles des tags sont simples. Chaque personne taguée doit marquer le règlement sur son blog et le nom de la personne qui l'a tagué. La personne taguée doit ensuite marquer sept choses sur elle, et taguer sept autres personnes qu'elle doit énumérer sur son blog. Les personnes taguées doivent être prévenue par commentaires.

- C'est la première fois qu'on me tague xD
- J'suis Team Jacob (YN) *Naan ? :O*
- J'ai 69 fans *HINHIN*
- Mon pire cauchemar ... LES CANNIBALES *Brr*
- Je hais mes cheveux, vous pouvez pas savoir à quel point U_U
- J'ronge mes ongles
- Et j'ai décidé de faire une petite pause avec les fictions pour le moment x]

Elle m'a tagué

Je tague :
Les personnes qui veulent xD

# Posté le mardi 07 avril 2009 11:11

Modifié le jeudi 27 août 2009 13:48

Vous mentir en vous disant que je reprendrais bientôt ne serait pas honnête. Non, en fait, j'avais réellement envie de reprendre. Mais disons que l'inspiration est partie. Je croyais profiter des grandes vacances pour reprendre. Evidemment je suis partie, donc pas le temps, et surtout, pas envie. Ce que je suis en train d'écrire est peut-être contradictoire, mais dites-vous simplement que je ne reprendrais certainement pas cette fic' sauf par un coup de tête en plein milieu de la nuit.
Je tiens à préciser que je passe sur ce blog pratiquement tous les jours, et que si je ne réponds pas c'est car c'est lassant de répéter toujours la même chose (bien entendu je ne critique personne, au contraire, merci mille fois).
Seulement que puis-je dire d'autre à part " Merci bien " ?
Je suis également exorbitée de voir le nombre de mes visites alors que ce blog est quasiment mort. Si ça vous chante écrivez moi une suite que je mettrais ici, pour faire vivre cette pauvre page net.
Dans tous les cas, j'accepte encore toutes les demandes d'amis.
Adieu, j'espere n'avoir oublié personne en vous prévenant tous.



Ce fut une réelle expérience ♥

# Posté le dimanche 19 avril 2009 15:24

Modifié le jeudi 27 août 2009 13:48

Prologue

Une simple opération destinée à me guérir ? Encore une énième tentative en vain.
Un médecin prit une aiguille reliée à un tuyau et la fit passer juste sous la peau de ma main droite. Un autre commença à faire rouler mon "lit" jusqu'au bloc opératoire. Je ne priai même plus, tous mes espoirs s'étaient envolés en fumée depuis longtemps. Je voyais tous ces gens défiler autour de moi, tous me regardaient avec un air désespéré ou plein d'empathie. Je détestai ça. Une fois arrivé, on m'endormit et je sombrai.

# Posté le mercredi 08 avril 2009 11:11

Modifié le samedi 11 avril 2009 14:18

Chapter One


Je le savais. Pourquoi se voiler la face ? Faire semblant et espérer l'impossible. Pourquoi les gens n'acceptent-ils pas la vérité, l'irrémédiable, la défaite ? La nature humaine, surement.
Ma mère arriva avec son sourire factice sur le visage. Elle avait pleuré, je le voyais. Elle me prit la main et m'enlaça en me soufflant un petit "Je suis désolée ma chérie" à l'oreille. Je la repoussai doucement en essayant d'afficher une émotion quelconque. Mais la seule qui me vint était encore un faux sourire, celui que les gens aimaient apparemment voir, puisqu'elle élargit le sien en remettant une mèche de mes cheveux à sa place.
Angel arriva soudain dans la pièce. Angel était ma petit soeur. Celle pour qui tout allait bien. Celle qui croyait encore au prince charmant. Celle pour qui la vie est rose. Elle sauta sur mon lit en s'asseyant sur mes genoux. Au fond je l'aimais bien, je l'enviais même un peu.. beaucoup. J'avais son âge quand les médecins détectèrent ma "malformation cardiaque". Une boule vint se nouer dans ma gorge à cette pensée. J'essayai de ne pas pleurer, au fond, je n'avais jamais pleuré. Pas une fois depuis le début. Depuis maintenant dix ans. Oui car aujourd'hui c'était mon anniversaire. Encore un que je fêtais à l'hôpital.
Mon père arriva avec le gâteau, tout chocolat. Ma mère tenait son appareil photo et prenais des dizaines de clichés à la minute. J'essayai tant bien que mal de garder une mine heureuse. Vivement que tout cela soit passé. Comme si j'étais d'humeur à m'amuser.
Après ma première bouchée mon père sortait déjà un paquet cadeau de sa poche. C'était rectangulaire et petit. Il me le donna avec impatience, comme les enfants la veille de Noël. Je le pris et l'ouvris, c'était un appareil photo numérique. Je les remerciais brièvement tout en sachant que je ne m'en servirais pratiquement jamais. Comme cette guitare que j'avais eu l'an dernier, je ne l'avais même pas touché. Elle reposait dans le coin de ma chambre, toute poussiéreuse.
L'heure des visites étaient passées, et ils s'en allèrent. Je posai mon appareil sur la table de chevet et commençai à regarder le plafond. Mes réflexions furent interrompus quand Esther entra. Esther était mon infirmière depuis le début. La seule qui n'avait pas de la profonde pitié pour moi. Elle entra avec mon dîner. Déjà vingts heures ? Le temps passait si vite, surtout quand on se dit qu'on en a plus beaucoup.
Ca faisait bientôt deux semaines que j'avais entendu les médecins parler de "phase terminale" avant... Non, je ne devais pas y penser. En un geste instinctif je secouais la tête de droite à gauche à cette pensée, mais j'arrêtai quand je m'aperçus qu'Esther me dévisageait.
______ - Tu pensais à quoi ? Me dit-elle en souriant.
______ - Euuh rien rien..
Elle me posa mon repas et se mit a regarder par la fenêtre.
______ - Qu'est-ce que tu regardes ? Lui demandai-je.
______ - C'est la pleine lune ce soir.
______ - Oh ...
Puis elle partit chercher mes médicaments

# Posté le mercredi 08 avril 2009 11:36

Modifié le samedi 11 avril 2009 14:21

Chapter Two


Je fixai intensément mon assiette : poulet - frites. Ils nous ressortaient ça tous les jours de fête, que ce soit Noël ou la St Valentin. Je poussai un soupire en détournant mon regard vers la fenêtre. Je sursautai quand Esther revînt.
______- Elizabeth, ta mère a laissé un petit mot pour toi avant de partir tout à l'heure.
Elle me le tendit et partit en éteignant toutes les lumières du couloir.

Ma puce, nous ne pourrons revenir que dans une semaine minimum, ton père a un voyage d'affaire en Espagne.
Je t'aime, Maman.

Étrangement, cela ne me surprit pas. J'allais partir, autant s'y habituer.
Même si je savais que je me mentais à moi-même, ces pensées me firent mal. Tres mal. J'étais seule et je l'avais toujours été. J'avais envi de pleurer, mais je me l'étais interdit. J'avais besoin d'air. Et presque aussitôt je sortis de mon lit et enfilai un gros pull, je pris au passage mon nouvel appareil photo. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas marché que j'en avais des picotements dans les jambes. Je ne marchai même pas droit. Peu importe. Je sortis en douce et me faufilai dehors. L'air gelé me fouetta le visage. De l'air frais, un vague sentiment de mélancolie resurgit en moi. L'époque où nous étions heureux, tout allait si bien.. Mais je chassai vite cette pensée de mon esprit.
Bien qu'il faisait nuit noire je m'avançai et m'asseyant contre un arbre. Je levai la tête en regardant la lune. Je pris une photo du ciel et fermai les yeux. J'étais frigorifiée, je devais certainement rentrer. Si les infirmières voyaient que je n'étais plus là elles allaient encore piquer une crise. Je me levai donc à contre-coeur en m'essuyant la terre que je m'étais mis sur mon pantalon.
Je me stoppai net. Stupéfaite. Je venais de voir un éclair vert passer. J'attendis. Un bruissement de feuille. Si ça continuait, mon pauvre coeur allait lâcher. Je serrai les poings, je ne devais pas avoir peur. Je n'avais aucune raison d'avoir peur. Je me remémorai mes premiers cours de psychologies : La peur est un sentiment de vulnérabilité dû à une imagination trop fertile.
Ca devait surement être une feuille que j'avais vu, et le vent qui passait.
Un grognement.
Je voulus pousser un cri, mais rien ne sortit. Mes mains tremblaient, je n'avais qu'une envie ; m'enfuir en courant. Je vis une ombre passer. C'était une sorte de masse informe et énorme. Une bête. Une bête ?! A Forks ? Il n'y en avait plus eu depuis cette histoire il y a environ vingts ans, je n'étais même pas née.
Je fis un pas en arrière, sans mouvements brusques. Mais la « bête » apparut devant moi. Je ne voyais pas très bien, mais on aurait dit un loup. Non un ours. Enfin quelque chose entre les deux. Nous étions face à face, yeux dans les yeux, juste séparés par trois ou quatre mètres.
Ces yeux. Aussi vert que deux émeraudes.
Je n'avais plus rien à perdre, je fis un pas, puis deux, puis trois. Toute trace de peur avait disparu, pour laisser place à de l'appréhension. Si elle reculait ? Si elle me sautait dessus ?

# Posté le vendredi 10 avril 2009 12:37

Modifié le jeudi 16 avril 2009 08:31

Chapter Three


J'étais figée d'horreur, mais qu'est-ce qui m'avait poussé à faire ça ? Une personne normale aurait hurlé et se serait enfuie en courant !
Mais contre toute attente, la bête avança son museau vers ma main pour m'inciter à la caresser. Je poussai un bruit de stupeur. J'approchai en douceur ma main vers le sommet de sa « tête » et y posa ma main. C'était chaud et incroyablement doux, encore plus doux et plus chaud que n'importe quel animal. Celle-ci ferma les yeux. Je frôlai en douceur son pelage, il avait de beaux reflets cuivrés à la pleine lune, quoiqu'un peu pâlots. A présent je m'accroupissais afin d'être à sa hauteur, je ne distinguai aucun signe d'animosité dans son regard. Je continuai de la caresser jusqu'à ce que je sentis une goutte tomber sur ma joue, puis sur mes mains. Il était en train de pleuvoir et pourtant je restai là. J'étais littéralement trempée quand soudain - comme un être humain doté d'une intelligence quelconque - elle rouvrit les yeux et s'éloigna, le regard grave. Je voyais son énorme silhouette s'éloigner au loin. Quant à moi j'étais toujours sur place, dans la même position, à la fois complètement gelée et abasourdie.
Je venais de caresser un animal non-identifié, peut-être sauvage, et j'étais sortie sans la permission de personne, qui plus est, après une opération qui aurait pu m'être fatale.
Je me relevai, les yeux dans le vague, abandonnant mon appareil sur l'herbe mouillée et avançai en regardant la lune d'un air lunatique. Une fois arrivée devant la porte du bâtiment, mon coeur fit un bond. Je voyais dans la vitre de la porte mon reflet. Mais depuis combien de temps ne m'étais-je pas regardée dans un miroir ?! J'avais d'énormes cernes sous les yeux, et j'avais maigri, de quoi, cinq kilos ? dix ? Je ressemblais à un zombie, je retombais.
Je poussai la porte en effaçant cette vision d'horreur de mon cerveau, où étaient passés mes beaux yeux bleus et mes cheveux noirs ? J'étais maintenant toute pâle, toute maigre, toute moche. Je souris intérieurement a ces derniers mots, je m'étais toujours trouvée moche, comme la plupart des filles d'ailleurs, mais là c'était vrai.
Une fois à l'intérieur j'entendis les gouttes qui ruisselaient de mes cheveux tombées par terre. Je pris au passage une serviette dans un chariot de linge propre et m'essuyai dans ma chambre. Une fois sèche, je me faufilai à l'intérieur de mes draps en repensant à la lune, l'air frais, la bête. Je frissonnai à cette pensée. D'un côté j'avais hâte de la revoir, de l'autre je n'avais qu'une envie, prévenir autant de monde que je pouvais qu'il y avait une bête sauvage dans les parages.
Non, elle n'était pas sauvage, pas du tout. On pouvait lire dans ses pupilles qu'elle était bien plus intelligente que certains humains. Après réflexions, je m'endormis aux alentours de quatre heures du matin.

# Posté le samedi 11 avril 2009 11:19

Modifié le lundi 13 avril 2009 12:10

Chapter Four


J'ouvris lentement les paupières, mais je les refermais aussitôt à cause de la lumière, une lumière blanche éblouissante. Je voulais bouger mais quelqu'un me retint. Je regardai autour de moi, je ne voyais que des silhouettes floues à mon chevet. Soudain une affreuse douleur me lançait dans la poitrine, j'y portai mes mains en criant. Dans ce même mouvement instinctif je m'étais assise et me rendis compte que j'avais un tuyau dans le nez et planté dans mes mains. Tout le monde accourut, je reconnus la voix de ma mère pousser un petit bruit, je ne sus dire si c'était de la surprise ou de l'affolement. C'était une douleur atroce, comme si on vous plantait des millions de petits poignards dans le coeur. Je me refermais sur moi-même, en espérant que cela passe, comme de simples maux de ventre. A présent je voyais bien, enfin mieux du moins. Autour de moi il y avait ma mère, Angel, Esther et divers médecins et infirmières. Il n'y avait jamais eu autant de monde dans ma chambre. J'entendis quelqu'un entrer, j'étais toujours repliée sur mes genoux, personne n'osait me toucher, par peur surement. Cette personne me prit le bras, en signe de confiance, je le regardais, littéralement éblouie. Mais je n'eus pas assez de temps pour m'attarder sur le sujet que déjà la douleur recommençait. A cet instant il me piqua avec une aiguille, un calment surement. Et presque immédiatement je me rendormis, dans un sentiment d'apaisement. Sentiment que je ne connaissais que trop bien. Comme si vous n'aviez plus de soucis, plus rien à faire, vous êtes juste bien.
En me réveillant j'avais mal à la tête et je me sentais toute engourdie. J'avais fait un rêve étrange, ou plutôt deux. Mais en voyant ma mère et les médecins encore autour de moi, je compris que ça n'en avait pas été un.
Je tournais la tête lentement en direction de ma mère, et lui adressait un faible sourire. Elle me le rendit en penchant la tête sur le côté. Soudain un médecin prit la parole
_____- Alors Elizabeth, tu te sens mieux ?
Je tournais toujours aussi lentement la tête, c'était l'homme « éblouissant ». Il avait la peau encore plus pâle que moi - et Dieu seul sait combien c'est dur - et les yeux d'un noir d'encre. Ce qui faisait un grand contraste avec ses cheveux blonds. Il était d'une beauté à en couper le souffle. Je le fixai intensément, je ne sais pas pourquoi, mais il avait l'air déstabilisé. Je détournai du regard en essayant d'avoir une voix à peu près crédible.
_____- Oui, susurrai-je.
Malheureusement, celle-ci ne voulait pas se montrer très coopérative.
_____- Tu es sûre ? Aucune douleur dans la poitrine, élancements, picotements ?
Je le toisai intensément, en m'asseyant pour être le plus possible à sa hauteur.
_____- J'en ai l'air ? Répondis-je un soupçon de sarcasme dans la voix.
Il haussa un sourcil et se mit à écrire sur une sorte de gros bloc-note, un sourire au coin de sa bouche. Je tournai la tête en direction de la fenêtre en repensant à cette bête. Était-elle dehors à l'heure qu'il est ? Ou la Nasa était en train de la capturer, pour la mettre dans un laboratoire et l'enfermer ? .. Comme.. moi. Oui, j'étais enfermée, jour et nuit. Et c'était que maintenant que je réalisais ça ? Je me souriais à moi-même, et je crois bien que les gens autour de moi me prirent pour une cinglé. Au bout de dix minutes, tout le monde partit d'un coup, même ma mère et ma soeur. Le médecin vînt s'asseoir à côté de moi.
_____- Je m'appelle Carlisle.
_____- Vous êtes nouveau à l'hôpital ? Le questionnai-je.
_____- Je suis revenu pour être exact. Et il sourit, pas de ce faux sourire que vous serve tous les médecins avec cet air de « pauvre-petite-elle-est-si-jeune-que-c'est-triste ».
Je lui rendis son sourire, moi aussi, un vrai sourire.


Chapitre un peu plus long :p

# Posté le dimanche 12 avril 2009 09:07

Modifié le lundi 13 avril 2009 12:04

Merci à tout le monde d'avoir voté, ça fait super plaisir :D


Elizabeth : 12 votes
La "bête" : 9 votes
Carlisle : 3 votes
Autres : 2 votes

Y'a quand même deux débiles qui ont mis "autres" sans me dire quoi =w="


Bref, j'ai décidé de faire le début du prochain chap' du point de vue d'Elizabeth, et la seconde partie de la "bête".
Avec un petit passage tout à la fin de Carlisle :D



Gros bisous & merci à tout l'monde d'avoir voté =D

# Posté le lundi 13 avril 2009 09:54

Modifié le jeudi 16 avril 2009 08:50

Chapter five

I


______Il commença à me poser des questions concernant mon hospitalisation ici, je lui répondis avec la plus grande franchise dont j'étais capable. Mais quelque chose me trottinait néanmoins dans la tête, pourquoi était-il... plus blanc que moi ? Certes, c'est stupide de dire ça à un "inconnu" mais j'avais l'habitude d'être l'aspirine ...
J'étais aussi complètement fascinée par ses yeux, c'était si ... étrange. Je crois bien que je ne l'écoutais même plus, je nageai littéralement dans ses iris dorées. Il agita la main devant moi pour voir si j'écoutais encore.
_____- Oh euh désolé, j'étais ailleurs, fis-je.
Un long silence s'ensuivit, ce qui me mit assez mal-à-l'aise.
_____- Depuis quand n'es-tu pas sortie dehors Elizabeth ? Reprit-il avec une voix devenue soudain grave.
J'hésitai à tout lui avouer, mais d'un côté ça aurait pu être très risqué, surtout après mon opération. Je décidai de me jeter à l'eau.
______- Hier soir, lui répondis-je avec une voix un peu plus confiante que ce que j'aurai voulu.
Ses traits s'affaissèrent pour lui donner une expression d'étonnement, il parut soudain soucieux de quelque chose.
_____- Je suis désolé Elizabeth je dois y aller, à une autre fois. Me dit-il avec une voix assez précipitée, pris au dépourvu. Il prit sa veste et partit. A peine après avoir ouvert la porte pour sortir que quelqu'un arriva. J'écarquillai les yeux, pour voir si je n'avais pas halluciné, non, c'était bien ça, un jeune homme d'environ dix-sept ans se tenait face à lui, la ressemblance était frappante, la même couleur de peau, les mêmes yeux. Il tourna soudain le regard dans ma direction, il avait l'air contrarié, désarçonné. Je voulais dire quelque chose, il devait vouloir entrer, je me sentais soudain assez stupide à côté d'eux. Le plus jeune fit un pas en avant mais Carlisle le retînt.
____- Nous n'allons pas la déranger plus longtemps, n'est-ce pas Elizabeth ?
Je ne répondis pas. Pourquoi voulait-il me voir ?
_____- Je ne suis pas fatiguée, vous savez quand vous restez toute la journée dans un lit, ça devient lassant. Dis-je en souriant.
Ils se retournèrent vers moi, surpris de ma réponse mais ne bronchèrent pas. Carlisle et lui partirent sans un mot, me laissant seule. Je soupirai, un long soupire démoralisant. Je m'ennuyai, vraiment. J'eus soudain un flash, mon appareil. Je m'avais laissé la veille dehors sous la pluie, il devait être complètement fichu. Je voulus me lever mais les tuyaux m'en empechèrent. Maudite maladie soufflai-je.



II
Le narrateur est la bête, histoire reprise juste après le chapitre trois




_______Je courrai vite, vraiment vite. Mais je ne sentais rien, même pas le vent glacé entre mes poils, ni même la pluie gelée qui martelait mon visage. J'étais dans un état de torpeur total. Mes pattes avançaient sans même que je m'en rende compte et mon coeur battait à une vitesse anormale. Les yeux dans le vague, la destination où j'allai m'importait peu.
La seule chose qui m'importait à présent, c'était elle. Elle.
Avait-elle eu peur de moi ? Pourquoi m'avait-elle approché ? Avait-elle ressenti la même chose que moi ? Je continuais de me torturer l'esprit en reprenant peu à peu forme humaine. J'étais arrivé au cottage. Emmett et Edward l'avait agrandi pour nous permettre à Papa* Maman* et moi de nous y installer. Je grimpai par la fenêtre de ma chambre, histoire d'éviter qu'on me voit tout nu. J'enfilai mon jean toujours dans un état second. Une fois descendu dans le salon Papa regardait la télé pendant que Maman était partie chasser. Je me mis en face de lui.
____- Oui ? Me dit-il ailleurs en se dévissant le cou afin de regarder l'écran.
____- Ca y est, ça s'est produit, fis-je tout tremblant.
Il me fixa les yeux écarquiller, il ne devait sûrement pas savoir de quoi je parlais vu son expression.
____- Qu'est-ce que t'as fait encore ?
____- Mais rien ! J'ai juste ... Je me suis juste ... promené et ...
Un bruit m'interrompit, c'était Edward qui rentrait de la chasse avec Maman. Ils riaient aux éclats, mais l'expression de celui-ci changa en l'espace d'une seconde, il avait surement vu ce qu'il s'était passé dans ma tête. Mes parents ne comprenaient pas grand chose, il se regardait l'air terrorisé, ça avait un côté assez comique. Alors que moi j'étais là, complètement dans la lune, mes mains tremblaient.
____- Il s'est imprégné. Chuchota Edward, me fixant toujours. Un silence sinistre s'abattit dans la pièce.
____- Mais c'est génial ! S'émerveilla mon père.
Bien évidement, il fallait toujours s'attendre à ce genre de réponse avec lui. Je roulai des yeux, ma mère se mit à rire. Apparemment il ne mesurait pas l'ampleur de ce que je ressentais, on aurait dit qu'il prenait ça à la légère.
Mon père me demanda comment cela s'était-il produit. Je commençai donc mon récit, le plus détaillé possible. Une fois terminé il reprit la parole.
____- Attends attends, mais c'était où exactement ? Me demanda-t-il.
____- Je sais pas, dans un parc peut-être, je faisais pas attention où j'allai ... Répondis-je prenaud.
____- Je crois que c'était dans le parc de l'hôpital, intervint Edward.
____- Elle serait malade alors ? Dit ma mère.
____- Peut-être, il faudrait y envoyer Carlisle.. Eluda Edward.
Je n'avais pas bougé d'un millimètre depuis tout à l'heure, on m'aurait aspergé d'eau froide ça aurait eu le même effet.
____- Bon eh bien je vais le chercher, se proposa ma mère.


*Papa = Jacob
*Maman = Renesmée



III
Point de vue de Carlisle


Je lisais le journal quand Rensemée vînt à moi. Elle s'approcha et mit sa main sur ma joue, de façon à m'expliquer tout ce qui se passait le plus brièvement possible.
Ca n'allait pas être facile de ré-apparaître à l'hôpital comme ça en prétendant que j'étais là avant, surtout que logiquement je devais avoir la cinquantaine. Quand j'arrivais sur place, je me fit passer pour le médecin remplaçant et ils me laissèrent entrer. C'était plus facile que ce que j'aurais imaginé. Maintenant reste plus qu'à trouver la petite, pensai-je. J'arrivai à l'acceuil et la standardiste me dit que la fille de la chambre sept cent trois faisait une rechute. Je demandai son nom avant de m'y rendre en vitesse. Elizabeth Sweather. Très bien Elizabeth, à nous deux, me dis-je un sourire aux lèvres. J'ouvrai la porte, elle était dans un piteux état. Sa peau pâle était terne, voire grise. De grandes cernes mauves soulignait ses paupières fermées et un rideau de cheveux noirs ondulés retombaient sur ses épaules. Elle était repliée sur elle-même, je compris en une fraction de seconde ce qu'il se passait. J'attrapai une seringue et lui prit le bras, en l'obligeant à rester calme. Elle ouvrit les yeux et orienta son regard vers moi. Si je pouvais frissonner, je l'aurais surement fait. De grands yeux bleus, aussi vaste que l'océan. Son regarde était plein d'espoir, d'une souffrance silencieuse. Une fois le calment dans son sang, elle s'endormit.
Je restai à son chevet toute la nuit, contrairement aux infirmières qui revenaient la voir que toutes les deux heures. Sa mère partit vers vingt-deux heures. Le lendemain matin ils revinrent tous, me demandant si j'étais rester là, je leur répondis bien sur que j'étais parti après eux et revenu avant.
Elle se réveilla enfin, ouvrant ses grands yeux bleus ciel.
_____- Alors Elizabeth, tu te sens mieux ? Lui demandai-je.
Elle tourna lentement la tête en ma direction. Elle me fixait profondément, comme si elle voulait lire en moi. Pour la première fois depuis que j'étais un vampire, je fus déstabilisé. Je me sentais... vulnérable. Certes, cela pouvait paraître stupide, mais elle avait vraiment quelque chose, dans son regard, comme si elle voulait crier avec ses pupilles.
_____- Oui, susurra-t'elle.
Je n'étais pas très sur de la sincérité de la réponse.
_____- Tu es sûre ? Aucune douleur dans la poitrine, élancements, picotements ? Repris-je, peu confiant.
Elle me toisa intensément, un peu contrarié. Les frissons imaginaires reprirent.
_____- J'en ai l'air ? Répondit-elle avec une once de sarcasme dans la voix.
J'haussai un sourcil, voilà qu'elle ne manquait pas de tempérament, pensai-je en souriant puis en faisant semblant de me mettre à écrire.
Elle tourna la tête vers la fenêtre, pensive.
_____- Je m'appelle Carlisle, l'informai-je.
Elle tourna à nouveau la tête vers moi.
_____- Vous êtes nouveau à l'hôpital ? Me demande-t'elle.
_____- Je suis revenu pour être exact. Lui répondis-je en souriant, ce n'était pas si faux en y repensant.
Elle me retourna mon sourire.




Désolée du pitit retard, skyrock a décidé de buguer le jour où 'faut pas è_é ><
J'espere que ça vous a plu, chapitre trois fois plus longs ! xD


# Posté le jeudi 16 avril 2009 09:26

Modifié le samedi 25 avril 2009 17:02

Chapter Six


_____Après mon énième tentative pour débrancher ces satanés tubes, je renonçai. Ils étaient tous reliés à des endroits différents, lesquels étaient impossible à déplacer. Je regardai la fenêtre désespérement, observant les nuages gris tournoyer, entraînés par le vent. Mon envie d'évasion s'envola lorsque le docteur Brodin arriva avec ses test habituels. Je laissai échapper un soupir - intentionnellement bien sur - quand il arriva près de moi. Il me fit sa mine obligeante et je lui tendis mon bras pour la prise de sang. Il ne lui restait que quelques cheveux gris sur le crâne et pourtant ils virevoltèrent au coup de vent qui venait de passer. Etrange, la fenêtre est fermée pourtant ... Je tournai la tête en direction de celle-ci et failli laisser échapper un cri de stupeur.
J'avais vu des yeux émeraudes me fixer.
____- Tout va bien Elizabeth ? Me demanda le docteur Brodin
____- J' ai v... Oui oui tout va bien, essayai-je de lui répondre avec le plus d'entrain possible.
Il ne goba pas vraiment mon mensonge et ouvrit la fenêtre afin de regarder dehors, mon coeur s'emballa. Il se contenta ensuite de la refermer en me gratifiant de son sourire niait et revînt à moi. Apparemment il n'avait rien vu, je me détendis un peu.
____- Bon, je peux t'enlever les tuyaux maintenant, ton état s'est stabilisé.
Je me contentai d'acquiescer d'un signe de tête, en tentant de garder une mine indifférente, même si je me sentais totalement euphorique à l'intérieur. Après les avoir débranché il s'en alla. Je fermai la porte à clef, et commençai à mettre mes vêtements de ville. Je me regardai dans mon petit miroir ; ma peau était toujours aussi terne, ainsi que mes cheveux, qui s'aplatissaient mollement sur mes épaules. Je fourrai mon miroir sous mon oreiller et mit mon coussin sous ma couette, espérant duper les infirmières qui, je doute, ne s'en apercevrait pas. Une fois mon petit stratagème en place - si on peut appeler ça comme ça - je mis ma chaise sous la fenêtre et commençai à grimper.
Une fois dehors, l'air chaud me surprit, les nuages étaient bas et le temps particulièrement étouffant. Moi qui voulait me sentir libre, c'est raté...
Je tournai la tête en direction des grilles de l'hôpital, si je passai par là, on me verrait à coup sûr. Je me mis à courir dans la direction opposée. Deux secondes à peine s'était écoulée et j'étais déjà à bout de souffle. N'oublie pas que ton coeur est fragile, pensai-je. Arrivée à hauteur de la forêt une étrange odeur me chatouilla les narines. J'éternuai. Du pollen ; j'étais allergique au pollen. Je ne pouvais donc passer ni par les grilles, ni par la forêt, je sentais déjà mon plan tomber à l'eau. Je me retournai, en proie au désespoir quand je le vis.

# Posté le samedi 18 avril 2009 10:32

Modifié le samedi 25 avril 2009 17:03